Les coueylas en pays de Toy (vallée de Barège)

Les coueylas sont des cites où les bergers rassemblaient leurs troupeaux (vaches, moutons) pendant les mois d'été à plus de 1700 mètres d'altitude. Ces lieux sont constitués de plusieurs éléments:

Les enclos fermés par des murets de pierre où les bêtes étaient réunies pour la traite et les soins.

Les cabanes où dormaient les bergers;

Un abri en pierre pour les veaux, qui était séparrés de leur mère pendant la journée afin de garder le lait pour la traite;

Des rigoles pour amener l'eau jusqu'au site, et y conserver, au frais, les fromages et le beurre confectionné par les bergers.

Parfois, on trouve également de véritables caves à fromage , réalisées à partir de raches naturelles, ou encore des puits profonds où la neige de l'hiver était conservée et tassée pour en faire de la glace, très utile pour la conservation du beurre et du fromage.

Les cabanes de berger étaient bâties sans fondation, par un empilement savant de pierres sèches trouvées sur place et hissées à l'aide de simples troncs. En raison de cette fragilité de construction, il est rare que les abris comportent une cheminée. Le foyer était installé à même le sol de la cabane, et la fumée s'évacuait par un "tire-hum"( trou laissé dans le mur de façade).

Les cabanes étaient sans fenêtres. Des niches étaient pratiquées dans les murs intérieurs et servaient de placards. Les bergers y dormaient par trois ou quatre, sur des lits constitués de fougères et de peaux de moutons.

Les coueylars ont fonctionné jusquaux années 1950.

Les bergers restaient dans les coueylas auprès de leurs troupeaux de fin mai à fin septembre environ. Ils redescendaient le plus tard possible dans la vallée, afin d'économiser le fourrage pour l'hiver.

Sur place les bergers ne s'alimentaient que de farine de maïs, de lait, de lard, de fromage, mais sanscrème car celle-ci était gardée pour confectionner le beurre.

Chez les bergers, il existe en effet une règle d'or: on ne consomme pas de viande des bêtes et les produits sont destinés à être vendus ou échangés.

Des pierres plates et longues servent de pierre à sel. utilisée aussi par le prêtre comme autel pour dire la messe.

Déa et Antoine Fanès ont répertoriés cet habitat pastoral (revue Sécurité sociale Midi-Pyrénées N° 91 octo 1997)

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