ORRIS d'ARIÉGE

La moyenne montagne ariègoise a été exploitée dès le néolithique, quand la domestication a été connue.
Les peuples envahisseurs de notre pays, Ibères et Ligures, puis Celtes nous ont apporté leurs civilisations et leurs savoir-faire: les constructions en pierres sèches en sont un exemple, surtout au niveau des murs de défense, des abris et des cabanes.(1)

Les installations pastorales furent sans doute, dans nos montagnes, d'abord de simples abris sous roche, puis des cabanes en bois appuyées à des rochers, enfin des constructions en pierres sèches, sans liant, avec voûte en tas de charge (ou encorbellement) les ORRIS 2)
En effet, la durée de l'estivage, la longueur et l'étendue des parcours pastoraux, en augmentant, rendaient nécessaires des constructions plus fonctionnelles, plus efficaces. Les troupeaux devenaient de plus en plus nombreux: les besoins d'une population en expansion constante (jusqu'au milieu du XIXe siècle) croissaient de façon spectaculaire, surtout avec l'introduction des "plantes américaines": les prairies de la vallée devenaient trop exigûes, et il fallait bien conquérir des espaces nouveaux : la forêt et les estives en fournirent très tôt l'essentiel, jusqu'à notre époque, d'ailleurs, avec tous les problèmes que peuvent poser les défrichements sauvages, la surpaissance, les frontières etc... (3)
C'est ainsi que tout le pourtour occidental de la mer Méditerranée, des rive sà la montagne, a été progressivement colonisé par les pasteurs, sans doute dès 2000 ans avant Jésus Christ. Un réseau de chemins de transhumance (cami ramader; tiras, drailles) avec ses bordes, cortals, capitelles, cayolars et autres orris, s'est petit à petit ramifié et étendu jusqu'aux crêtes frontières, assurant par les cols (nos "ports" pyréééens) des communications socio-conomiques nouvelles.
Les orris, dans la montagne ariégeoise, ont ainsi fonctionné,jusqu'à nos jours, sans évolution importante de leur architecture, sinon dans le détail. Seuls, les modes d'utilisation se sont différenciés, selon les vallées. Tantôt construits sur la propriété familiale, tantôt sur des terrains appartenant à la communauté, leur mode d'utilisation est soit individuel et familial, soit collectif. Dans ce cas, les bergers sont désignés par leurs pairs, ou les propriétaires des troupeaux, ou les élus. Les lieux sont alors occupés soit par uue véritable équipe, où chaque membre a une place et une mission bien définies, soit par un tour de rôle, établi en fonction des besoins, des travaux à la ferme "d'en bas "(i.e. de la vallée) et de l'importance de chaque troupeau.
Dans ce contexte, la haute vallée de Vicdessos, donc d'Auzat, représente, à travers ses particularismes, un cas unique. C'est à la découverte de cette vallée et de ce patrimoine extraordinaire, que nous convions, dans un premier temps, le lecteur. Puis nous nous évaderons vers d'autres vallées, en Couserans et en Haute-Arège.
Notes sur l'introduction

(1) cfH. Tabarant. "Des hommes,du fer, de l'or... En Ariège"

(2) étymologie du mot "orri" ; (ou ony-orrhy, selon les auteurs)
-La plus communément admise fait dériver le mot "orri" du latin horreum (le grenier).
-A. Ganigon, (histoire des populations pastorales de l'Ancien Consulat de Tarascon. Calmettes. Toulouse (1857) parle de "larra orri", " l'endroit où paissent les troupeaux" et donne une origine basque.
(3) Les besoins énormes en charbon de bois, pour les forges à la Catalane (fer de Rancié par ex.), en bois de construction et de chauffage; la nécessité de gagner sur la forêt de nouvelles prairies, ont conduit par la hache, le feu, et l'abroutissement des jeunes pousses, à la disparition quasi totale de certains massifs forestiers en Ariège, principalement dans le Haut-Vicdessos, dès le Moyen-Age. En 1667, De Froidour ne fait que confirmer le désastre, même sisa" réformation" est le point de départ de l'ère moderne en ce qui concerne la forêt. Les pentes sont alors ravinées, appauvrissant le sol et entraînant des catastrophes naturelles de plus en plus graves(glissements de terrain, avalanches, coulées...). Lincompréhension mutuelle entre usagers et administrations, l'état misérable des populations, ont conduit à des crises très vives, tout au long de l'histoire: la "Guerre des Demoiselles" n'en est qu 'un exemple.

Un peu d'histoire

"De même, nous voulons et accordons que nul ne conduise et ne tienne ou ne puisse tenir ses bestiaux ou ceux des autres sur les montagnes de "Sos"; s'il n 'est habitant de la dite vallée, et s'il était contrevenu à cette défense, nous donnons et accordons à tous et à chacun de la dite vallée, le pouvoir et la faculté pleine et entière de chasser de leur propre autorité tous les bestiaux de quelque espèce qu 'ils soient, nous réservant pour nous et les nôtres de pouvoir établir sur les dites montagnes deux cabanes contenant mille bêtes à laine nous appartenant ou envoyées par notre ordre..."

Ceci EST UN EXTRAIT DE LA CHARTE qui, en 1293, précisait les droits d'usage octroyés antérieurement (charte de 1272) par les Comtes de Foix.
Il s'agissait des droits d'orriage et de pâture (y compris dans bon nombre de forêts) d'affouage (ramassage du bois mort pour le chauffage) de furetage (coupe, dans les taillis, des arbres malades ou mal venus), de maronage (coupe de bois de construction), de police (allant jusqu'à la "pignore"ssaisie des troupeaux étrangers à la vallée), de passage, d'exploitation de la "pierre ferrue" etc...
Sans doute, les besoins en fer; en bois, en ravitaillement et en hommes de guerre, valaient-ils, aux yeux des Comtes de Foix, quelques sacrifices...
Ces droits d'usage, "immémoriaux " puisqu'ils relevaient, avant d'avoir été écrits, de très anciennes traditions orales, n'ont été abolis ni par les Royautés, ni par l'Empire, ni par les Républiques. (1)

Complétés par les traités de "Lies et Passeries " (2) avec l'Andorre et l'Espagne, ils ont donné an Vicdessos une entité particulière : notons qu'à l'aube du XXIème siècle, ses habitants et ses élus tiennent encore particulièrement à ces privilèges.
C'est ainsi, par exemple, que les habitants de la Haute Vallée ont toujours le droit de construire et d'utiliser, sous certaines conditions, les orris et les estives qui sont situés sur les terrains domaniaux. Les familles, bien souvent, ont même fini par considérer que l'orri, bien que construit sur le terrain de l'état, leur appartenait!
Les jugements dits "de la Table de marbre;" prononcés par les Grands Maîtres des Eaux et Forêts juridiction sans appel) sont là pour nous rappeler quelques épisodes plus ou moins explosifs sur ce sujet.
Toutes ces particularités ont induit, dans le Vicdessos, une forme de pastoralisme que M. Chevalier a décrite dans une étude parue dans la revue "Pirinéos" ' étude reprise dans sa thèse: " La vie humaine dans les Pyrénées Ariègeoises "
Contentons-nous de rappeler, après lui, que le Haut-Vicdessos a vu ses estives et ses forêts <ainsi que son minerai de fer> exploités par les bergers, les charbonniers et les mineurs, de façon familiale et individuelle, à la différence des modes d'utilisation collectifs ou communautaires des vallées voisines. Si le terrain n'appartient pas aux gens de la vallée, mais aux Comtes, au Roi, puis à l'État ou à la commune, les droits d'usage, malgré les nombreux remaniements dont ils ont fait l'objet <y compris les procédures de cantonnement> ont permis aux habitants de la vallée d'en avoir la jouissance.

Mais, toute médaille a son revers, même si les ententes entre voisins et la solidarité montagnarde ont toujours été des éléments essentiels de la survivance de ces pratiques.
Une anarchie certaine dans l'utilisation des "Parcours " des troupeaux en forêt et des estives, la surexploitation du bois, l'augmentation sans cesse grandissante des besoins ont créé, nous l'avons vu, de gros problèmes tout au long de l'histoire de la vallée.
L'apogée de ce système se situe au XVIIIème et XIXème siècle {4} Dès 1850, la courbe démographique s'infléchit: petit à petit, la montagne va se désertifier. Les forêts sont ravagées, les querelles avec l'administration sont de plus en plus nombreuses. Les catastrophes naturelles s'accumulent, les guerres et les épidémies {ex : le choléra, en 1854} saignent la vallée. L' exode rural vas amplifier. Avec l'avènement de l'industrialisation, la fin des forges à la catalane, vers 1870, l'hécatombe de la Grande Guerre, la fermeture des mines de Rancié en 1929, la montagne se vide. L'inconfort des orris, la pauvreté relative des hautes estives, le manque de voies de communications, font que l'élevage extensif n'est plus rentable: l'usine assure, au contraire, le pain quotidien, à effort moindre. Les routes nouvelles d'accès aux estives, les installations pastorales moderne, les techniques actuelles d'élevage, tous les progrès nécessaires arriveront trop tard, même Si un changement des mentalités, dès le début du XXème siècle, permet une meilleure compréhension et une prise de conscience des problèmes par les divers intéressés : usagers, O.N.F etc... Avec la déprise humaine, la forêt regagne du terrain.

L'élevage en Haut Vicdessos, à base d'ovins, périclite. La perte presque totale de la main d'oeuvre rurale amène l'enfrichement progressif et inéluctable {ex : L'Artigue, Suc et Sentenac, Génat...} surtout au niveau des Soulanes {Lapège, Illier, Orus} qui ont pourtant été cultivées jusqu'à 1600 m d'altitude. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : à la fin du XIXème siècle, plus de 40000 ovins pour moins de 400 bovins estivaient sur les montagnes d'Auzat. En 1931, M.Mir; directeur de l'École d'Auzat (5) nous donne, pour l'année 1929:12000 ovins et 262 bovins. En 1955 le "Rôle des bestiaux admis au parcours"" établi par la Direction des Eaux et Forêts fait état de 8317 ovins et 102 bovins, pour 52 usagers. En 1993, il y a 2911 ovins, 44 bovins, 30 chevaux dûment recensés, pour 19 usagers.

Ce n'est que dans les années récentes, autour de 1970-80, alors que la grande majorité des bergers et des troupeaux a disparu, que routes et pistesont été aménagées, avec cabanes pastorales modernes bien équipées {ex Lers, le Carla, Mespelat, Belcaire} : le camion pouvait remplacer le mulet, l'essence le muscle, le barrage de Soulcem les estives du Pla. Un nouveau monde naissait!
Et pourtant!... en 1960, nous avons vu fonctionner avec ovins, bovins, cochons, volaille, chien et chat, le dernier orri du Pla de Soulcem. C'était hier! La route n'existait pas encore.

Notes sur le ¤2

(1) Les principales chartes ont été promulgués en: 1272, 1293; 1332 par les comtes de Foix. en 1611 par Louis XIII en 1696 par Louis XIV.

(2) Ces traités consistent surtout en Droits de passage, commerce, transports, pature, au niveau inter-frontalier. Dans certaines vallées des Pyrénées, ils existent encore.

(3) cf bibliographie, enfin d'ouvrage: l'oeuvre de M. Chevalier est incontournable et fondamentale

(4) sur ce sujet: lire "L'Ariège et l'Andorre" par F Taillefer Privat 1 985p 29 et suivantes Au dernier recensement (1992) l'Ariége compte 136 455 habitants, sans les double comptes. En 150 ans, la population de certains villages a chuté de 90 a 95% (en Vicdessos par exemple).
(5) cf bibliographie (mémoire inédit).
Vocabulaire: Mouline = fonderie de minerai de fer
Le jas = le lit surélevé de 20 à 50 cm à même le sol ou sera déposé une litière de fougère ou de bruyère selon la végétation locale.
Le gispet = est une fétuque (Festuca Eskia) très dure , pas consommée par les animaux et très glissante si l'on y marche dessus. Elle sert à recouvrir les orris, c'est le "girbage"., Si l'orri porte du gispet vivant on dit qu'il est "girbé" ce qui assure une étanchéité totale et une isolation thermique.
Orri = construction en pierre sèche dont la voûte est en encorbellemt ou en tas de charge sans clé de voûte, la construction est dite "auto charpentée" il n'y a pas de bois, un arrété du Conseil Municipal d'Auzat en date du 15 avril 1839 le rappelle.
Parec= enclos pour protéger les bêtes.
Marga = couloir de traite pour les ovins.
Fair l'orri = expression consacrée qui veut dire vivre avec et pour le troupeau , en montagne, du mois de juin à fin septembre. La foire de Saint Mathieu , le 21 septembre permet de commercialiser les animaux à la descente d'alpage.

"Faire l'orri": expression consacrée! " L'ORRI"c'est vivre avec et pour le troupeau, en montagne, du mois dejuin à fin septembre. C'est vivre à l'orri, en s'occupant des bêtes, du matin au soir et souvent la nuit.
Si le temps des loups et des ours est révolu, en revanche les bêtes égarées, malades, prêtes à mettre bas, dans tous les recoins de la montagne (souvent les plus dangereux) , ça vous occupe son homme même Si le temps où les traites à faire, le fromage à préparer s'est progressivement éteint.
"Faire l'orri "c est aussi surveiller et suivre le troupeau dans ses déplacements, le guider; l'aider; retrouver et ramener les bêtes égarées, les rassurer et les parquer lorsque l'orage gronde. C'est savoir choisir la bonne estive au bon moment, monter à "l'orri d'en haut" quand c'est nécessaire, avec le matériel, redescendre quand il faut. Mille mètres de dénivelée dans sa journée, c'est pour le berger monnaie courante. Au petit matin et le soir; c'est la traite. Le lait est mélangé au caillé de la veille le "gandé", il faut séparer le petit lait, malaxer doucement, avec la "musclera" le caillé . Puis une fois pétri, pressé, et mis en forme dans le "coup" le fromage est placé sur "l'encoupadura" où il finit de s'égoutter. Ensuite il est amené dans le "mazuc" où il va sécher et mûrir. (1)

Enfin, après un dernier coup d'oeil sur l'enclos, et après avoir nourri les cochons, c'est la préparation du repas, avec, peut être, comme friandise, un peu de "bourrassat" (1)

Mais aujourd'hui, le fromage se fabrique "en bas". Il y a aussi le silence du soir, la paix de l'estive, l'étoile du berger qui naît à l'horizon. Il y a les habitudes, l'enracinement à ses espaces uniques, l'envoûtement de la montagne, l'amour du métier et du pays. Il y a donc encore le berger; même si, à l'aube du XXIème siècle, le contexte a changé, même si le "boulot est crevant", même si ":il ne paye pas ".
"aire l'orri" ce fût aussi, naguère, la marque et la tonte des troupeaux. Aujourd'hui, la peinture remplace les "pégats" ou les fers à marquer; et la tondeuse électrique les "tailhansas"; ou les forces.
La montée, comme la descente des troupeaux se faisait, transhumants et estivants mêlés (2), les bêtes meneuses empanachées, au tintement des sonnailles et autres "bourroumbos". Ces longues randonnées, des plaines aquitaines ou Saint Gaudinoises à la montagne Auzatoise, avec leurs fêtes, leurs arrêts, leur cérémonial, ont disparu.
La bétaillère a remplacé la longue marche, sauf dans quelques cas, de plus en plus rares.
Les "remises" les nuits de garde au bord de la route ou du chemin, le long ruban des bêtes échelonnées dans les cols, tout cela s'estompe dans le temps passé: mais, où sont les fêtes d'antan?
Une civilisation s'éteint, qui n'a pas su ou pu s'adapter au monde moderne. La montagne se vide. Les rencontres du Port de Bouet qui étaient de véritables marchés entre Ariégeois et Espagnols du Val Farrère, n'existent plus. La foire de la Saint Mathieu le 21 septembre à Vicdessos, a cependant toujours lieu: elle fut instituée en 1313 par le Comte de Foix et devait durer troisjours d'affilée.
Le renouvellement des "lies et passeries " ne se fait plus en Haute-Ariège mais les maires des communes frontalières essayent de renouer avec cette tradition.

Seuls, restent des noms de villages évocateurs:
"La Remise" (route d'Ax), endroit où se reposaient les troupeaux en transhumance;
"La Ramade" (route de Vicdessos), désigne le troupeau de moutons.
Seuls, demeurent quelques irréductibles, qui font heureusement vivre la montagne, sans la défigurer; et dans des conditions d'accès, de vie et de travail bien meilleures qu'autrefois.
L'orri est mort. La cabane pastorale moderne le remplace avantageusement, les routes ou pistes qui desservent les estives se sont multipliées. Mais est-ce suffisant aux plans économique et social?
Seuls enfin demeurent ceux, administrateurs, édiles, usagers et amoureux de ces lieux, qui "y croient" encore et toujours ?
Notes sur le ¤IV (1) "coup" : récipient en bois où l'on moule le fromage.
"encoupadura" planchette en bois, percée au centre, ou le fromage finit de s 'égoutter.
"musclera" tranche-caillé fait avec une tête de sapin ou de houx. Les dernières branches sont coupées à une dizaine de centimètres de long, quelquefois même retournées vers la tige. C'est l'ancètre du fouet de la ménagère.
"bourrassat" : c 'est la friandise que l'on offrait au curé ou au prêteur d 'argent, pour s `attirer les bonnes grâces. C 'est une sorte de fromage ou de beurre de petit lait.

(2) transhumants: troupeaux étrangers à la commune et pris en "gazailhe", c'est-à-dire en location. Les "estivants" sont les troupeaux de la vallée, qui appartiennent à ses habitants. La "gazal”he" était un contrat passé entre gens de la plaine et ceux de la montagne. il permettait -au prixfort- aux bêtes non vendues à Auzat d'aller hiverner en plaine. En effet, les réserves enfoin étaient nettement insuffisantes dans la vallée.
(3) il faut lire ce qu'a écrit j Dengerma, dans "il est une chapelle au fond d'une vallée" Gadrat Foix 1979 Les chapitres concernant l'histoire de la vallée, la transhumance, sont passionnants (ex. p 12 18p. 103 à 106) Le document essentiel reste la thèse de Michel Chevalier (1956) et son complément (1985) cités dans la bibliographie."ORRIS d'Ariège", par Jean Besst
Itinéraires en pays d'Auzat et de Vicdessos en Couserans et Haute Ariège. Imprimerie de Ruffié 09000 Foix. No de dossier 2573 Dépôt légal 2 ème trimestre 1995

La veille d'une bataille Napoléon en circulant parmi ses hommes:
" Hé toi? d'où es-tu?"
De l'Ariège Sir.
Outre des homme qui y-at-il?
Du fer Sir.
Eh bien demain dans la bataille soit "un homme de fer" lui répliquat Napoléon.

Jean Besse

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