Formidable écosystème assez bien préservé, le domaine pyrénéen abrite de nombreuses populations animales. Certaines espèces communes ont développé ou préservé quelques particularités, d'autres moins connues, sont tout simplement endémiques comme l'euprocte et le desman qui ne vivent que dans les Pyrénées.
Ce petit mammifère méconnu pourrait être l'emblème de sa montagne. En effet, on n'a conservé trace du <rat trompette> comme on le surnomme aussi que dans le massif pyrénéen. Plongeant dans les torrents pour se nourrir de larves et de mollusques à l'aide de son museau si particulier, il est constamment en activité et garde une part de mystère car il se montre extrèmement discret.
Cliquer ici pour retourner à la page de indexage
Comme le desman, l'euprocte est un animal endémique. Il a également un autre point commun avec le petit mammifère. Sa présence dans un torrent témoigne de l'extrême pureté de l'eau. Ce petit batracien qui appartient à la famille des urodèles peuple les cours d'eau jusqu'à 2 500 m. d'altitude et se nourrit de larves aquatiques. Il est plus aisé de repérer cet animal qui ressemble à une salamandre.
Compagnes indissociables de "Gros Nounours" les marmottes sont des petits rongeurs aux pelages très différents et toujours agréables à regarder. S'il est assez facile de les observer de loin, ces colonies, averties par un guetteur se replient vite dans leur terrier au moindre sentiment de danger. A l'intérieur, c'est une véritable maison qui est aménagée avec plusieurs pièces que l'on pourrait comparer notamment au salon et aux WC!
C'est la cousine de la belette. Un peu plus grande (de 28 à 40 cm), l'hermine change son pelage en blanc pour mieux se camoufler à l'approche des premières neiges hivernales.
Chasseur habile et silencieux, ce petit carnivore se régale de campagnols et autres petits mammifères.
Cousin du chamoix des Alpes, il préfère son nom d'isard. Sans doute parce qu'il est un peu plus petit et que son poil tend plus vers le roux.. Facilement observable de loin, il devient vite méfiant et offre de superbes courses bondissantes. Sans une loi de protection, cet animal aurait bien pu disparaître des massifs montagneux français il y a 50 ans.
Deux races au moins méritent attention. Il s'agit du pottock basque, poney idéal pour la randonnée en montagne et le Mérens, ce petit cheval noir à la silhouette puissante qui subsiste depuis des millénaires dans les Pyrénées ariégeoises.
Par habitude, on a coutume de les appeler de la sorte. En fait, le < mâtin des Pyrénées >, comme il conviendrait de le nommer répond plus souvent aux doux noms de " patou ou pastou".
Imposant par sa taille, il est depuis très longtemps, le meilleur allié des bergers et de leurs troupeaux face aux agressions des grands prédateurs. Sa corpulence et ses aboiements arrivent a écarter l'ours ou, autrefois, le loup. Il n'est pas rare que les randonneurs croisent le chemin de ces chiens, galopant et aboyant. Gardez votre calme, ne l'agressez pas et ne le menacez pas. Dès qu'il vous aura flairé, il vous laissera continuer votre chemin.
D'autres espèces peuplent bien évidemment les versants pyrénéens. Certains, comme le cerf ou le sanglier y vivent même en quantité. Il n'est pas rare non plus de croiser un renard. Dans tous les cas, ces animaux appartiennent à un milieu naturel fragile, particulièrement durant la période hivernale. Ainsi, un couple de lagopèdes dérangé dans son long sommeil d'hiver pourrait dépenser ses dernières calories à donner quelques battements d'ailes et devenir ainsi plus vulnérable envers les prédateurs. Tous les animaux n'ont en effet pas la capacité de métamorphose du Grand Tétras,
qui en hiver change son métabolisme pour pouvoir ingérer les aiguilles de sapins et survivre ainsi. C'est un cas unique.
Tous, en tout cas, méritent qu'on les respecte.